un îlot perdu

un îlot perdu
Destinations de rêve...

Qui n'a jamais rêvé d'exotisme ? Qui n'a jamais fermé les yeux sur la grisaille du quotidien et souhaité les réouvrir sur une terre lointaine baignée de soleil, une plage de sable blanc caressée par les eaux limpides d'un lagon ou une cascade cristalline dévalant de parois rocheuses couvertes d'une riche et luxuriante végétation ?

.Aujo
urd'hui, le rêve est à votre portée. Il a pour nom "Océan Indien ".
Le Si
te Internet "Cocktail d'Iles" vous emmène ainsi à la découverte de cette partie du monde encore pservée, si passionnante et fascinante. Vos escales auront pour noms : Mayotte, la Réunion, l'Ile Maurice, les Seychelles, Madagascar et les Comores. Vous y apprendrez leur histoire, leur géographie, leur identité et tout ce qui fait de chacune d'elle, une destination unique.

Aucune n
e ressemble à l'autre, toutes se complètent dans leurs contrastes et leurs diversités. Rebelles et fières pour certaines, douces et lascives pour d'autres, elles ont néanmoins toutes en commun un riche passé historique et des souvenirs empreints de la nostalgie du " temps lontan ", celui la même où pirates et négociants sillonnaient les mers de la route des Indes.

De cri
ques de sable noir en vertigineuses falaises battues par les vents du large, de plates étendues de cannes à sucre, en forêts parcourues de chutes et de rivières, de cirques grandioses en vastes plateaux couverts de landes où se sont endormis de vieux cratères, ces déesses des mers vous surprendront par leur personnalité aux mille facettes.

Vous y
rencontrerez des populations accueillantes et chaleureuses, fières de vous faire découvrir leurs modes de vie, leurs cultures et leurs étonnantes traditions.
F
ranchissez, sans plus attendre, cette frontière où l'imagination n'a plus de limite et laissez vous porter par les vents vers ces “z'olies” îles du bout du monde, pour un voyage inoubliable.
# Posté le mardi 13 mai 2008 02:17

le lac Dziani

le lac Dziani


un cratère encore entier abrite les eaux d'un vert laiteux du lac dziani dont on peut faire le tour complet en moins d'une heure et qui offre, en de nombreux points, des vues imprenables sur la petite terre, le lagon et grande terre.


A m
arée basse, et au départ des Badamiers, une superbe ballade permet d'aller jusqu'à la belle plage de Dapani ("requin" en shimaoré) sans doute parce qu'à cette endroit, il n'y a pas de barrière de corail. De là, vous pourrez retourner sur vos pas ou escalader un peu la falaise à l'aide d'une corde de fortune installée sur place. Sur le chemin, vers la mer, vous pourrez tomber sur de divines piscines naturelles.
La vigie
: point culminant de la Petite Terre, réserve aussi une belle promenade laissant découvrir la Grande Terre ainsi qu'une vue unique sur la piste de l'aéroport quis'étend sur le lagon. Vous l'aurez compris, la visite de la petite-terre est un parcours incontournable tant par sa beauté.

Po
ur ceux qui viennent de Mamoudzou,
p
renez la barge puis à Dzaoudzi, demandez à un taxi de vous déposer au début de la promenade pour le lac Dziani. Un sentier de terre vous mène jusqu'au sommet du cratère de l'ancien volcan, d'ou vous pourrez admirer la couleur émeraude de l'eau sulfureuse, verdâtre et nauabonde diront certains.

Prenez
à droite et suivez le sentier qui fait le tour du lac. Profitez-en pour cueillir une bonne poignée de menthe sauvage qui pousse parmi le manioc et admirez au passage les zébus qui broutent tranquillement.
La vue
sur la barrière de corail devrait vous procurer une première halte ; prenez le temps de voir les dauphins chasser, car c'est l'heure pour eux de manger.
Ou
peut-être que vous aurez la chance de voir les tortues marines brouter l'herbe sur le platier de Dapani.
Contin
uez, vous avez fait la moitié du parcours.
Admire
z l'ombre des cocotiers sur l'eau verte du lac. Mais n'oubliez pas, n'oubliez jamais que le Dziani est aussi la Porte des Djinns, ces petits êtres malfaisants ou bienfaisants suivants les circonstances. Et si vous en croisez, il ne vous reste plus que la prière pour épargner leur fureur d'avoir été dérangés....
# Posté le vendredi 02 mai 2008 01:36
Modifié le vendredi 02 mai 2008 01:52

le plus vieux baobab de l'île mayotte à Musical Plage

le plus vieux baobab de l'île mayotte à Musical Plage



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Située
à mi-chemin entre Bandrélé et Chirongui, Musicale Plage est à environ une demi-heure de voiture de Mamoudzou. C'est également la première grande plage depuis la capitale en allant vers le Sud... On y trouve un des plus gros baobabs de Mayotte vieux de plus de 800 ans .

Le baobab,
un arbre pas comme les autres :

Origi
naire de l'océan Indien, le baobab est parti à la conquête de toute l'Afrique Noire où il est devenu inséparable d'une bonne partie ducor villageois.
Il tire son nom de l'arabe « bu hibab » (fruit qui donne beaucoup de graines) enférence à ses gros fruits secs, les « pains de singes », qui contiennent des graines très appréciées des enfants comme friandises.
Aux Comores, ils sont reconnaissables à leurs troncs ventrus et boursouflés ainsi qu'à leur écorce plissée qui les font ressembler à des pachydermes.
D
'aps les botanistes, leurs rondeurs avantageuses leur permettent de stocker le maximum d'eau à l'abri de lvaporation et d'être ainsi adaps aux régions les plus ches. Une curiosité : ses fleurs blanches sont fécondées par les chauves-souris roussettes qui les aspergent de pollen avec leurs ailes.

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# Posté le mardi 15 avril 2008 04:28

LE VOYAGE

LE VOYAGE
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Venir s
ur l'île au lagon n'exige pas une préparation exceptionnelle, loin de là. Une carte d'identité ou un passeport, aucune vaccination obligatoire mais de bons anti-moustiques dans sa valise.

,
vêtements légers et en coton, pantalons longs pour éviter les quelques piqûres de moustique le soir ou durant les randonnées, masque et tuba,:- Prévoyez de bonnes chaussures de marche.
- N'oubl
iez pas de prendre un maillot de bain, un chapeau des lunettes de soleil... et de la crème solaire
. Et si
vous oubliez quelque chose, pas de panique :
Mayotte est une île française où vous trouverez tout ce dont vous avez besoin, par contre le prix est différent de celui en métropole ..
pharmacies
et hôpital de bon niveau.

E
NVOLEZ VOUS POUR L'ÏLE DE MAYOTTE
Pas encore de vol direct Europe-Mayotte. Les avions venant de métropole ou s'y rendant passent soit par La Réunion soit par le Kenya. Il faut donc compter une douzaine d'heures de voyage, escale comprise. La porte d'entrée de Mayotte est son aéroport, situé à Pamandzi, sur Petite-Terre. Sa piste, trop courte, ne permet pas à de gros porteurs assurant des longs courriers de décoller à pleine charge (carburant + passagers).sultat : les vols ne sont pas directs.



SE
RESTAURER
La c
uisine mahoraise d'origine est simple et peu diversifiée. Plusieurs types de restauration s'offrent à vous : il existe à Mayotte une douzaine de bons restaurants, à la cuisine raffinée (cuisine métropolitaine essentiellement), une cinquantaine de restaurants proposant des plats mahorais simples et de qualité tout à fait correcte et enfin de nombreuses et sympathiques « mamas-brochettis » ( brochettes de zébu avec manioc et bananes cuisinées sur un feu de bois au bord de la route ). Sans oublier...la restauration proposée dans plusieurs chambres d'hôtes.

QUE FAIRE A
MAYOTTE
Tous
ceux qui aiment la nature préservée, les beaux paysages tropicaux, et les activités nautiques seront comblés : randonnées sur des pistes au milieu des makis, farniente sur de superbes plages désertes, masque-palme et tuba au-dessus de coraux, de tortues et de poissons multicolores à portée de main et de rivage, balades sur le lagon à la recherche des dauphins et des baleines, bivouac sur les îlots, plongées en bouteilles, ski nautique, pêche, location de voiliers ou bateaux à moteur et charters...Auxquels il faut ajouter parapente, ULM et golf. Sans oublier la déambulation dans les marchés. La palette est donc riche.

Seuls ceux qui recherchent à faire la fête chaque soir dans une boîte ou un bar branchés seront plutôt frustrés


SOUVE
NIRS DE MAYOTTE
L'a
rtisanat est peu développé surtout si on le compare à celui de Madagascar. D'ailleurs ce qu'on trouve dans les quelques boutiques vient souvent de la « Grande île ».
S'il est discret, il est néanmoins présent : vannerie (raph
ia ou lianes tressées) avec les chapeaux de Sada, paniers, pilons et maquettes de pirogues et instruments de musique en bois, poteries, bijoux en or et argent travaillés très finement (à Sada encore), éventails de mariage (Chiconi). On trouve aussi le sel de Bandrélé dans de jolis sachets, de la vanille et de l'essence d'Ylang-Ylang.

Les meilleurs saisons pour venir à Mayot
te (climat et prix du billet d'avion) : mai/juin et septembre/octobre.

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# Posté le dimanche 30 mars 2008 08:20
Modifié le dimanche 30 mars 2008 08:50

mon séjour à Dzaoudzi sur l'île Mayotte .petite terre...du 09/02 au 05/03/08

mon séjour à Dzaoudzi  sur l'île  Mayotte .petite terre...du 09/02 au 05/03/08

Cette petite France du bout du Monde , située à l'entrée du canal du Mozambique, entre Madagascar et l'Abrique.
C'est une collactivité départementale de la République Française située à 8.000 kms de Paris, 1.500 kms de la Réunion et 350 kms de Madagascar.

Deux îles la composent, celle de Petite Terre, où se situe l'aéroport de Dzaoudzi et celle de Grande Terre que l'on atteint par une barge avec la ville principale Mamoudzou.
L'île de Mayotte connaît tout au long de l'année, un cliamt agréable de type tropical maritime, à tendance chaud et humide, où deux saisons s'opposent, la saison chaude (saison des pluies) de novembre à avril, et la saison sèche de mai à octobre, les températures oscillant de 22° à 30°.
Dzaoudzi est une commune française de Mayotte constituée de 2 villages : Dzaoudzi et Labattoir.

Géographie

Le village de Dzaoudzi se trouve sur un piton rocheux situé à proximité de la Petite-Terre à laquelle il est relié par le Boulevard des Crabes (digue artificielle). Pour se rendre en Grande Terre, un système de barges géré par la STM (Société des Transports Maritimes) relie Dzaoudzi à Mamoudzou.
L'aéroport international de Mayotte se trouve à Pamandzi, commune voisine de Dzaoudzi-Labattoir.

Administration

'Dzaoudzi' fut le siège de la Préfecture de Mayotte (construite sur des plans de Gustave Eiffel) avant que celle-ci ne soit transférée à Mamoudzou au milieu des années 1980.
Une base de la Légion étrangère (le DLEM) s'y trouve, on la nomme le rocher, car elle se situe en haut d'un piton rocheux.

Démographie

La commune compte 15339 habitants regroupés principalement dans le village de Labattoir et compte la plus forte densité de population à Mayotte avec 2349 hab./km². (en 2007).

Voir aussi
le Détachement de Légion étrangère de Mayotte qui y tient garnison
Toifilou Maoulida, le seul joueur de football natif de Mayotte et plus précisément de Kani-Kéli.
Histoire
L'histoire de Mayotte est riche de croisements de civilisations. Une approche archéologique a mis en valeur les premières populations dès le IXème siècle.
Jusqu'au XIIIème siècle, le commerce se développe avec les autres îles du canal du Mozambique, Madagascar et l'Afrique.
La civilisation Swahili, issue de la rencontre du monde bantou de l'est africain, de l'islam venu de Perse (Shiraz) et de la péninsule arabique, va profondément influencer Mayotte. Les premiers européens, à la recherche de nouvelles routes vers l'Inde, découvriront, vers le XVème siècle, l'archipel qui leur servira de point de ravitaillement.
A la fin du XVIIIème siècle, Mayotte connaît des razzias malgaches. Elle sert de « dépôt à esclaves ».
L'histoire de Mayotte française débute en 1841 avec le sultan Andriantsouli qui, régnant alors sur Mayotte, cherche l'appui d'une puissance, lassé des querelles entre les sultans des Comores.
De son côté, la France, ayant perdu l'île de France (Maurice) sous Napoléon au profit de l'Angleterre, en quête d'un abri maritime sûr, procède, par l'intermédiaire du capitaine Passot, à l'achat de Mayotte.
Sous le Second Empire, Mayotte se transforme en société de plantations et connaît une grande vague d'immigration.
En 1886, le protectorat établi sur les trois îles de l'archipel des Comores est placé sous l'autorité du gouverneur de Mayotte, puis en 1912, l'ensemble comorien, dont Mayotte, devient une province de la colonie de « Madagascar et Dépendances ». Il conserve ce statut jusqu'en 1946 où il obtiendra celui de TOM.
En 1956-1957, des décrets lui donnent plus d'autonomie en vue d'accéder progressivement à l'indépendance.
A la fin de l'année 1974, la consultation des populations des Comores donne lieu à un décompte île par île : Mayotte refuse l'indépendance à 63,8 %.
Au début de l'année 1976, la population de Mayotte, consultée à nouveau, veut rester française à une écrasante majorité. Peu après, le référendum statutaire lui apporte le statut de Collectivité Territoriale à caractère départemental.
Le 27 janvier 2000, les principaux partis politiques de l'île ont signé un « accord sur l'avenir de Mayotte », paru au Journal Officiel du 8 février 2000. Les Mahorais ont été consultés sur cet accord et ont voté à 73 % pour.
Le premier semestre 2001 aura été marqué par les visites du Premier Ministre Lionel Jospin, et celle de Jacques Chirac, premier Président de la République Française à se rendre à Mayotte.
Le 11 juillet 2001 est adopté le nouveau statut de Collectivité départementale pour Mayotte.

11 juillet 2001 Mayotte devient Collectivité Départementale


Traditions mahoraises

Les traditions sont aussi vivaces que disparates quant à leurs origines. Entre Afrique et Islam, elles ont tendances à reculer devant l'arrivée hégémonique de la culture occidentale... Mayotte, c'est également une culture et des traditions, au carrefour des cultures africaines et arabes teintées d'Orient. Aujourd'hui, la production artistique reflète encore ce passé en s'en inspirant.

La musique à Mayotte



Mayotte est animée de rythmes d'autrefois qui résonnent encore lors des fêtes traditionnelles et agricoles. Bercée par les traditions orales, l'île a gardé intacts les chants et les danses d'antan, témoins de son passé. Entre la côte est africaine et Madagascar, Mayotte possède une tradition musicale ancestrale, résultat de métissages culturels propres à toute île. L'influence du monde bantou et swahili de la côte orientale de l'Afrique s'est opérée ici à travers des échanges séculaires. Déjà au 11e siècle, bien avant l'islam, les Arabes connaissaient cette route entre les deux côtes de l'océan Indien, l'Afrique et l'Asie mineure.


L'immigration clandestine à Mayotte

. Véritable "fléau" pour les uns, planche de salut illusoire pour les autres, l'immigration clandestine à Mayotte est un véritable tonneau des Danaïdes. Près de la moitié des reconduites à la frontière exécutées sur le sol français ont lieu à Mayotte dans des conditions où les plus élémentaires droits de l'homme sont souvent oubliés : "loin des yeux, loin du droit..." Mayotte, le choc des cultures, le choc des traditions, le passage à la société de consommation. Mayotte la rutilante devenue (malgré elle?) le centre de gravité régional où convergent les migrations. Et l'évolution nécessaire des fondements d'une société moderne : l'éducation et la santé
L'immigration clandestine
De loin l'aspect le plus douloureux Mayotte. Non seulement en raison des innombrables drames humains qu'elle génère (des dizaines de morts silencieux chaque année), mais également par les bas instincts que le phénomène réveille : délation, dénonciation, esclavage moderne, xénophobie. Où que soient les responsabilités de cet état de fait, la France ne sort pas grandie de ce que l'on peut voir et entendre à Mayotte dès que l'on aborde le problème de l'immigration clandestine.
fin, cocotiers, mer turquoise... La carte postale, quoi! Bien sûr, tout cela existe, même si, heureusement, le soleil ne brille pas tous les jours (quoique...). Il est d'autres réalités, moins réjouissantes. Mayotte, malgré son image d'oasis de richesse dans un océan de misère, n'échappe pas à la règle. S'il est vrai que Mayotte peut être un petit coin de paradis, ce paradis n'a rien à voir avec les Seychelles et ses plages de papier glacé. On ne vient pas chercher la même chose à Mayotte... Le tableau que nous tentons de dresser dans ces pages se veut aussi objectif que possible sans occulter les problèmes qui se posent. Avant d'être une destination où il est possible de passer des vacances inoubliables, Mayotte est avant tout un endroit où des gens vivent, travaillent tout au long de l'année et où les petits tracas du quotidien existent, même si le soleil permet de les afronter avec plus de sérénité...

Les points noirs
• L'environnement : ni la culture locale, ni les infrasctructures ne prennent en compte l'augmentation exponentielle de la consommation de produits industriels "occidentaux" et donc de la pollution dite "domestique".
L'augmentation dramatique du nombre d'automobiles sur des routes qui n'ont pas été prévues pour un tel afflux et qui manquent cruellement d'entretien va devenir un problème qu'on ne pourra pas éternellement mettre sous le coude. Cette situation a un corollaire qui n'est même pas évoqué et qui pourtant ne tardera pas à s'imposer : que faire des futures épaves sur une île de 340 km² qui ne dispose évidemment pas de la moindre industrie métallurgique capable de recycler ces déchets? L'instauration d'un contrôle technique obligatoire aussi rigoureux qu'en métropole et l'état calamiteux des routes ne feront qu'accélérer l'entassement des épaves.

• L'éducation : si l'on admet que Mayotte va rejoindre la petite centaine de départements français, on doit également admettre que les cent mille jeunes de Mayotte vont se retrouver en concurrence sur le marché du travail. Avec quelles armes? en majorité, avec un niveau sixième, peut-être un niveau troisième ou pour les plus chanceux un bac en poche : le Bac 2002 s'est soldé par 60% d'échecs... Quant aux études supérieures, seuls quelques privilégiés y accèdent...

• Le secteur de la santé souffre lui aussi d'un retard en infrastructures préoccupant.

• Problèmes sociaux : le choc des cultures est ici d'une acuité extraordinaire : Mayotte est restée à l'écart du progrès jusqu'au début des années 90. On est ici en train de passer du moyen-âge au vingt-et-unième siècle! Et ce n'est pas une image. Les mentalités ont bien naturellement du mal à s'adapter. Par exemple, si la notion de droit individuel a été vite assimilée, celle de devoir envers la collectivité a beaucoup plus de mal à s'imposer... D'autant que la politique d'assistanat ne semble pas vouloir s'infléchir.


• Problème économique, tout simplement : que feront tous ces jeunes qu'ont tente de former sur une île minuscule, mais surpeuplée, perdue au milieu de l'océan à dix mille kilomètres de la métropole, dénuée de ressources naturelles? Quelles industries, quels services économiquement viables? Faut-il être cynique et admettre une bonne fois pour toutes que Mayotte, comme la plupart des terres françaises d'outremer devra se contenter de vivre du RMI et autres allocations sociales?... avec le cortège de drames socio-humains liés à l'inactivité et à un niveau de vie forcément très bas. Les barrières liées à la religion qui endiguaient une délinquance qui devient galopante sont en train de tomber.

Ne va-t-on pas trop vite?

La réglementation marathone pour rejoindre la métropole, mais ni les structures, ni les mentalités ne peuvent suivre ce rythme. Un rythme qui est bien loin des réalités et ne s'impose d'ailleurs absolument pas! La gestion d'une communauté de cent cinquante mille habitants ne requiert pas les mêmes contraintes que celle imposée par soixante millions d'âmes, car qu'on le veuille ou non, Mayotte, comme la Corse, comme les autres DOM-TOM ne sera jamais la France métropolitaine! L'insularité, la distance créent des particularités qui rendent illusoire l'application de textes prévus pour la métropole (on voit déjà ce que cela donne en Corse...). A Mayotte plus encore qu'ailleurs tant les différences culturelles sont grande et le poids de la religion écrasant. Il est dommage que les élus locaux jouent le jeu, bien humain, de leurs électeurs et leur cachent le côté pile de la médaille : l'arrivée, un jour ou l'autre des impôts locaux par exemple... et la remise en cause des fondement de leur système social : polygamie, droit cadial...

Les points bleus

Pour ceux que les lignes précédentes n'ont pas fait fuir, en faisant abstraction des problèmes présents ou à venir, Mayotte est un endroit qui peut être riche d'enseignements. Le décalage, tant culturel que technologique, ne peut que favoriser la réflexion sur le monde dans lequel nous vivons et sur ses valeurs. L'Ile au Lagon est également un point de départ privilégié vers d'autres destinations, d'autres régions à explorer, riches culturellement et humainement : Madagascar, les Comores, Zanzibar, l'Afrique de l'Est...

Si l'on se doit d'évoquer les problèmes d'environnement, on ne peut pas vraiment parler de "pollution", en dehors de cette pollution domestique qui est, reconnaissons-le, plus dangereuse pour le regard que pour la nature et qui peut rapidement s'évacuer. Rappelons-nous l'état de la campagne française jusque dans les années 70 : il était difficile d'aller aux champignons sans écraser sous ses pieds des détritus de toutes sortes. Il n'y a à Mayotte aucune industrie envoyant des tonnes de fumées dans l'atmosphère ou de pétrolier dégazant dans le lagon.

Ce lagon est la véritable richesse de Mayotte, ce qui fait la différencie des autres îles de l'Océan Indien et la rend incomparable.
En résumé, pour peu qu'on laisse derrière soi ses préjugés, ses certitudes, ses habitudes de vie, Mayotte est un endroit où il fait bon vivre... quand même.....

un grand merci à la personne qui m'a offert ce voyage ....qui restera gravé dans mon coeur .. pour toujours...





# Posté le lundi 10 mars 2008 14:07
Modifié le jeudi 20 mars 2008 06:01

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