Cette petite France du bout du Monde , située à l'entrée du canal du Mozambique, entre Madagascar et l'Abrique.
C'est une collactivité départementale de la République Française située à 8.000 kms de Paris, 1.500 kms de la Réunion et 350 kms de Madagascar.
Deux îles la composent, celle de Petite Terre, où se situe l'aéroport de Dzaoudzi et celle de Grande Terre que l'on atteint par une barge avec la ville principale Mamoudzou.
L'île de Mayotte connaît tout au long de l'année, un cliamt agréable de type tropical maritime, à tendance chaud et humide, où deux saisons s'opposent, la saison chaude (saison des pluies) de novembre à avril, et la saison sèche de mai à octobre, les températures oscillant de 22° à 30°.
Dzaoudzi est une commune française de Mayotte constituée de 2 villages : Dzaoudzi et Labattoir.
Géographie
Le village de Dzaoudzi se trouve sur un piton rocheux situé à proximité de la Petite-Terre à laquelle il est relié par le Boulevard des Crabes (digue artificielle). Pour se rendre en Grande Terre, un système de barges géré par la STM (Société des Transports Maritimes) relie Dzaoudzi à Mamoudzou.
L'aéroport international de Mayotte se trouve à Pamandzi, commune voisine de Dzaoudzi-Labattoir.
Administration
'Dzaoudzi' fut le siège de la Préfecture de Mayotte (construite sur des plans de Gustave Eiffel) avant que celle-ci ne soit transférée à Mamoudzou au milieu des années 1980.
Une base de la Légion étrangère (le DLEM) s'y trouve, on la nomme le rocher, car elle se situe en haut d'un piton rocheux.
Démographie
La commune compte 15339 habitants regroupés principalement dans le village de Labattoir et compte la plus forte densité de population à Mayotte avec 2349 hab./km². (en 2007).
Voir aussi
le Détachement de Légion étrangère de Mayotte qui y tient garnison
Toifilou Maoulida, le seul joueur de football natif de Mayotte et plus précisément de Kani-Kéli.
Histoire
L'histoire de Mayotte est riche de croisements de civilisations. Une approche archéologique a mis en valeur les premières populations dès le IXème siècle.
Jusqu'au XIIIème siècle, le commerce se développe avec les autres îles du canal du Mozambique, Madagascar et l'Afrique.
La civilisation Swahili, issue de la rencontre du monde bantou de l'est africain, de l'islam venu de Perse (Shiraz) et de la péninsule arabique, va profondément influencer Mayotte. Les premiers européens, à la recherche de nouvelles routes vers l'Inde, découvriront, vers le XVème siècle, l'archipel qui leur servira de point de ravitaillement.
A la fin du XVIIIème siècle, Mayotte connaît des razzias malgaches. Elle sert de « dépôt à esclaves ».
L'histoire de Mayotte française débute en 1841 avec le sultan Andriantsouli qui, régnant alors sur Mayotte, cherche l'appui d'une puissance, lassé des querelles entre les sultans des Comores.
De son côté, la France, ayant perdu l'île de France (Maurice) sous Napoléon au profit de l'Angleterre, en quête d'un abri maritime sûr, procède, par l'intermédiaire du capitaine Passot, à l'achat de Mayotte.
Sous le Second Empire, Mayotte se transforme en société de plantations et connaît une grande vague d'immigration.
En 1886, le protectorat établi sur les trois îles de l'archipel des Comores est placé sous l'autorité du gouverneur de Mayotte, puis en 1912, l'ensemble comorien, dont Mayotte, devient une province de la colonie de « Madagascar et Dépendances ». Il conserve ce statut jusqu'en 1946 où il obtiendra celui de TOM.
En 1956-1957, des décrets lui donnent plus d'autonomie en vue d'accéder progressivement à l'indépendance.
A la fin de l'année 1974, la consultation des populations des Comores donne lieu à un décompte île par île : Mayotte refuse l'indépendance à 63,8 %.
Au début de l'année 1976, la population de Mayotte, consultée à nouveau, veut rester française à une écrasante majorité. Peu après, le référendum statutaire lui apporte le statut de Collectivité Territoriale à caractère départemental.
Le 27 janvier 2000, les principaux partis politiques de l'île ont signé un « accord sur l'avenir de Mayotte », paru au Journal Officiel du 8 février 2000. Les Mahorais ont été consultés sur cet accord et ont voté à 73 % pour.
Le premier semestre 2001 aura été marqué par les visites du Premier Ministre Lionel Jospin, et celle de Jacques Chirac, premier Président de la République Française à se rendre à Mayotte.
Le 11 juillet 2001 est adopté le nouveau statut de Collectivité départementale pour Mayotte.
11 juillet 2001 Mayotte devient Collectivité Départementale
Traditions mahoraises
Les traditions sont aussi vivaces que disparates quant à leurs origines. Entre Afrique et Islam, elles ont tendances à reculer devant l'arrivée hégémonique de la culture occidentale... Mayotte, c'est également une culture et des traditions, au carrefour des cultures africaines et arabes teintées d'Orient. Aujourd'hui, la production artistique reflète encore ce passé en s'en inspirant.
La musique à Mayotte
Mayotte est animée de rythmes d'autrefois qui résonnent encore lors des fêtes traditionnelles et agricoles. Bercée par les traditions orales, l'île a gardé intacts les chants et les danses d'antan, témoins de son passé. Entre la côte est africaine et Madagascar, Mayotte possède une tradition musicale ancestrale, résultat de métissages culturels propres à toute île. L'influence du monde bantou et swahili de la côte orientale de l'Afrique s'est opérée ici à travers des échanges séculaires. Déjà au 11e siècle, bien avant l'islam, les Arabes connaissaient cette route entre les deux côtes de l'océan Indien, l'Afrique et l'Asie mineure.
L'immigration clandestine à Mayotte
. Véritable "fléau" pour les uns, planche de salut illusoire pour les autres, l'immigration clandestine à Mayotte est un véritable tonneau des Danaïdes. Près de la moitié des reconduites à la frontière exécutées sur le sol français ont lieu à Mayotte dans des conditions où les plus élémentaires droits de l'homme sont souvent oubliés : "loin des yeux, loin du droit..." Mayotte, le choc des cultures, le choc des traditions, le passage à la société de consommation. Mayotte la rutilante devenue (malgré elle?) le centre de gravité régional où convergent les migrations. Et l'évolution nécessaire des fondements d'une société moderne : l'éducation et la santé
L'immigration clandestine
De loin l'aspect le plus douloureux Mayotte. Non seulement en raison des innombrables drames humains qu'elle génère (des dizaines de morts silencieux chaque année), mais également par les bas instincts que le phénomène réveille : délation, dénonciation, esclavage moderne, xénophobie. Où que soient les responsabilités de cet état de fait, la France ne sort pas grandie de ce que l'on peut voir et entendre à Mayotte dès que l'on aborde le problème de l'immigration clandestine.
fin, cocotiers, mer turquoise... La carte postale, quoi! Bien sûr, tout cela existe, même si, heureusement, le soleil ne brille pas tous les jours (quoique...). Il est d'autres réalités, moins réjouissantes. Mayotte, malgré son image d'oasis de richesse dans un océan de misère, n'échappe pas à la règle. S'il est vrai que Mayotte peut être un petit coin de paradis, ce paradis n'a rien à voir avec les Seychelles et ses plages de papier glacé. On ne vient pas chercher la même chose à Mayotte... Le tableau que nous tentons de dresser dans ces pages se veut aussi objectif que possible sans occulter les problèmes qui se posent. Avant d'être une destination où il est possible de passer des vacances inoubliables, Mayotte est avant tout un endroit où des gens vivent, travaillent tout au long de l'année et où les petits tracas du quotidien existent, même si le soleil permet de les afronter avec plus de sérénité...
Les points noirs
• L'environnement : ni la culture locale, ni les infrasctructures ne prennent en compte l'augmentation exponentielle de la consommation de produits industriels "occidentaux" et donc de la pollution dite "domestique".
L'augmentation dramatique du nombre d'automobiles sur des routes qui n'ont pas été prévues pour un tel afflux et qui manquent cruellement d'entretien va devenir un problème qu'on ne pourra pas éternellement mettre sous le coude. Cette situation a un corollaire qui n'est même pas évoqué et qui pourtant ne tardera pas à s'imposer : que faire des futures épaves sur une île de 340 km² qui ne dispose évidemment pas de la moindre industrie métallurgique capable de recycler ces déchets? L'instauration d'un contrôle technique obligatoire aussi rigoureux qu'en métropole et l'état calamiteux des routes ne feront qu'accélérer l'entassement des épaves.
• L'éducation : si l'on admet que Mayotte va rejoindre la petite centaine de départements français, on doit également admettre que les cent mille jeunes de Mayotte vont se retrouver en concurrence sur le marché du travail. Avec quelles armes? en majorité, avec un niveau sixième, peut-être un niveau troisième ou pour les plus chanceux un bac en poche : le Bac 2002 s'est soldé par 60% d'échecs... Quant aux études supérieures, seuls quelques privilégiés y accèdent...
• Le secteur de la santé souffre lui aussi d'un retard en infrastructures préoccupant.
• Problèmes sociaux : le choc des cultures est ici d'une acuité extraordinaire : Mayotte est restée à l'écart du progrès jusqu'au début des années 90. On est ici en train de passer du moyen-âge au vingt-et-unième siècle! Et ce n'est pas une image. Les mentalités ont bien naturellement du mal à s'adapter. Par exemple, si la notion de droit individuel a été vite assimilée, celle de devoir envers la collectivité a beaucoup plus de mal à s'imposer... D'autant que la politique d'assistanat ne semble pas vouloir s'infléchir.
• Problème économique, tout simplement : que feront tous ces jeunes qu'ont tente de former sur une île minuscule, mais surpeuplée, perdue au milieu de l'océan à dix mille kilomètres de la métropole, dénuée de ressources naturelles? Quelles industries, quels services économiquement viables? Faut-il être cynique et admettre une bonne fois pour toutes que Mayotte, comme la plupart des terres françaises d'outremer devra se contenter de vivre du RMI et autres allocations sociales?... avec le cortège de drames socio-humains liés à l'inactivité et à un niveau de vie forcément très bas. Les barrières liées à la religion qui endiguaient une délinquance qui devient galopante sont en train de tomber.
Ne va-t-on pas trop vite?
La réglementation marathone pour rejoindre la métropole, mais ni les structures, ni les mentalités ne peuvent suivre ce rythme. Un rythme qui est bien loin des réalités et ne s'impose d'ailleurs absolument pas! La gestion d'une communauté de cent cinquante mille habitants ne requiert pas les mêmes contraintes que celle imposée par soixante millions d'âmes, car qu'on le veuille ou non, Mayotte, comme la Corse, comme les autres DOM-TOM ne sera jamais la France métropolitaine! L'insularité, la distance créent des particularités qui rendent illusoire l'application de textes prévus pour la métropole (on voit déjà ce que cela donne en Corse...). A Mayotte plus encore qu'ailleurs tant les différences culturelles sont grande et le poids de la religion écrasant. Il est dommage que les élus locaux jouent le jeu, bien humain, de leurs électeurs et leur cachent le côté pile de la médaille : l'arrivée, un jour ou l'autre des impôts locaux par exemple... et la remise en cause des fondement de leur système social : polygamie, droit cadial...
Les points bleus
Pour ceux que les lignes précédentes n'ont pas fait fuir, en faisant abstraction des problèmes présents ou à venir, Mayotte est un endroit qui peut être riche d'enseignements. Le décalage, tant culturel que technologique, ne peut que favoriser la réflexion sur le monde dans lequel nous vivons et sur ses valeurs. L'Ile au Lagon est également un point de départ privilégié vers d'autres destinations, d'autres régions à explorer, riches culturellement et humainement : Madagascar, les Comores, Zanzibar, l'Afrique de l'Est...
Si l'on se doit d'évoquer les problèmes d'environnement, on ne peut pas vraiment parler de "pollution", en dehors de cette pollution domestique qui est, reconnaissons-le, plus dangereuse pour le regard que pour la nature et qui peut rapidement s'évacuer. Rappelons-nous l'état de la campagne française jusque dans les années 70 : il était difficile d'aller aux champignons sans écraser sous ses pieds des détritus de toutes sortes. Il n'y a à Mayotte aucune industrie envoyant des tonnes de fumées dans l'atmosphère ou de pétrolier dégazant dans le lagon.
Ce lagon est la véritable richesse de Mayotte, ce qui fait la différencie des autres îles de l'Océan Indien et la rend incomparable.
En résumé, pour peu qu'on laisse derrière soi ses préjugés, ses certitudes, ses habitudes de vie, Mayotte est un endroit où il fait bon vivre... quand même.....
un grand merci à la personne qui m'a offert ce voyage ....qui restera gravé dans mon coeur .. pour toujours...