je suis un maki de mayotte, lol !!!
habitants des arbres au bord de la plage j'ai pu les voir ... on peut leur déposer à manger ..ils viennent prenne leur "butin" et rapidement se sauvent dans les branches !!! faut dire qu'ils ne sont pas trop dérangés les plages à mayottes sont desertes .....
Aucun grand mammifère terrestre ne vit aux Comores ou à Mayotte où on ne verra ni girafes, ni éléphants, ni lions, zèbres ou antilopes, comme il en existe dans les autres pays d'Afrique Orientale (Kenya, Tanzanie, Mozambique) dont les côtes sont juste en face, de l'autre côté du canal de Mozambique.
En revanche, l'archipel est le terrain d'élection d'un grand lémurien, le maki (lemur mongoz), Quadrumanes par les quatre extrémités, et surtout admirablement conformés pour la vie dans les arbres, ils sont encore nommés singes à museau de renard, par allusion, d'une part, à leur caractère de quadrumanes et, d'autre part, à leur physionomie aux yeux jetés un peu de côté, et au museau pointu, rappelant assez bien le museau oblong et effilé d'un renard, Les formes des lémuriens, bien qu'ils soient des primates quadrumanes, diffèrent de celles des singes ; et quoiqu'ils aient sensiblement les quatre pouces bien développés et apposables, et le premier doigt du pied de derrière armé d'un ongle pointu et relevé, tous les autres ongles sont plats. Leur pelage est laineux, ce qui semblerait étrange sous ce ciel brûlant, si nous ne savions qu'un épais vêtement préserve du chaud comme du froid ; c'est ainsi que le lourd manteau dont les Bédouins s'enveloppent les garantit pendant le jour de l'action directe de la lumière solaire, de même qu'il les tient la nuit à l'abri de l'humidité et du froid. La partie antérieure chez les lémuriens est courte, la postérieure est longue et plus grêle, ce qui leur donne le caractère d'animaux sauteurs. Le corps effilé se plie sur lui-même et, alors, il a l'apparence de celui d'un chat qui se ramasse. La tête est souvent entourée d'une fraise de poils plus laineux et plus longs, et se termine en museau très fin. Les yeux larges, bien ouverts, sont parfaitement appropriés aux besoins d'une vie nocturne. Les dents ne sont pas celles des singes : il y a six incisives en haut et quatre en bas ; elles sont en outre inclinées...
« Dans leurs forêts natives, les lémuriens vivent en troupe : avec leurs voix fortes, mais sourdes, ils remplissent l'air de concerts discordants. Habitant dans le plus épais du fourré, à peine peut-on apercevoir leur troupe, tant leurs habitudes sont fuyardes, et tant l'instabilité de leurs poses est extrême. Sauvages, défiants, ils fuient l'homme, ne l'attaquent pas il est vrai, mais savent se défendre contre lui avec une grande obstination : pris jeunes, au contraire, ils s'habituent bien aux douceurs comme aux peines de la captivité, et l'on dit que les habitants du pays parviennent à s'en servir pour la chasse aux oiseaux.
« L'agilité des lémuriens est surprenante ; ils traversent une forêt de branche en branche, sans jamais descendre. C'est pendant la nuit ou le crépuscule qu'ils se livrent ordinairement à leurs gambades et, le jour, ils se tiennent blottis au fond de leur retraite creusée dans les troncs pourris des vieux arbres. Ces habitudes nocturnes rendent parfaitement raison de l'utilité de leur fourrure. Fruits, reptiles, insectes, petits oiseaux et ceufs, font la nourriture de ces rôdeurs... »
Il faudrait ajouter à cette description la longue queue en forme de S et certaines (mauvaises) habitudes : leur ivrognerie invétérée qui pousse les makis à sortir de leur réserve jusqu'à se risquer en ville, la nuit, près des bars où ils viennent finir les cadavres de bouteilles d'alcool. Bien qu'ils soient facilement apprivoisables, une réglementation stricte les protège, car leur espèce risque de s'éteindre dans l'archipel. Néanmoins, il n'est pas rare de rencontrer des makis en laisse sur les plages où ils sont devenus les animaux familiers, des estivants ou des coopérants qui les capturent surtout à Mwali, à Ndzuani ou à Maoré.




